le confort d’une existence sans liberté
La silhouette se matérialisa devant la porte d’entrée d’un vieux bâtiment locatif. La vitre était brisée à la hauteur de la poignée, elle introduisit le bras entre les lames de verre pour déverrouiller. Elle fit ensuite pivoter l’armature métallique sur ses gonds, en essayant de faire le moins de bruit possible. Il y eut quelques impacts de verre émietté et le frottement de l’acier sur le béton. La silhouette entra dans le hall d’entrée obscur. L’installation électrique ne garantissait plus l’éclairage, les néons avaient été emportés. La silhouette se fondit dans le décor jusqu’au pied de la rampe d’escaliers. Elle fouilla alors dans une poche latérale, et en ressortit un assemblage complexe. La coque en plastique avait disparu. La fonction de l’ensemble était de connecter une pile à une diode. Elle tâtonna dans l’obscurité avant de parvenir à activer les composantes. Une lumière bleue jaillit, suffisamment puissante pour permettre de distinguer les motifs de la moquette flétrie.
Disponibilité: recueil


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