et si un volcan…
Martin se réveillait chaque jour avec les nouvelles. Il aimait connaître l’état du monde et le climat de la journée avant même de sortir de son lit. Son humeur dépendait de ce que le journaliste annonçait. En ce jour d’automne, aucun événement ne lui parut digne d’intérêt. Pas de catastrophe, aucune tuerie, aucune actualité politique… À peine parlait-on de tensions en banlieue et de l’éruption d’un volcan, sur une île lointaine. Rien de bien angoissant; au contraire, il imaginait les plages paradisiaques et le gros cône de roche qui crachait cendres et lave. Pas de morts, pas de blessés, tout était sous contrôle.
Le lieu allait peut-être devenir une destination pour touristes: Martin, comme tant d’autres, était fasciné par ces violences de la Terre. Le phénomène naturel le plus violent qu’il ait vécu devait être un orage. Pas même une tempête, un gros orage d’été, quelques litres d’eau balancés au hasard, un peu de vent, une poignée d’arcs électriques.
Projet abandonné.


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